

Arras aura, en octobre, un institut Confucius, sorte d'Alliance française chinoise, comme à Paris ou New-York ! Les étudiants chinois et apprenant cette langue à l'université d'Artois en profiteront aussi. Et les visites d'officiels chinois sont de plus en plus nombreuses : pas moins de dix-sept délégations, de septembre à décembre 2007, déjà vingt-et-une cette année ! « Nous avons reçu deux délégations lundi et trois autres la semaine dernière... », précise M. Marécalle. Mais qu'est-ce donc qui intéresse tant ce géant émergeant de l'économie dans notre communauté urbaine ?
Mercredi, ils étaient sept de la ville d'Harbin, menés par M. Ge Xidong, vice-président de la commission de la conférence politique consultative du peuple (sic !). Après avoir visité Bruxelles, fait un détour en Italie, ils visitaient, au pas de charge, la communauté urbaine, avec une attention toute particulière pour Écopole, la station d'épuration et Arthélyse, qui malgré ses dysfonctionnements suscite la curiosité de la Chine. « Ce process d'incinération des déchets les intéresse. Quant au traitement des eaux, il est vital pour eux. D'autant qu'à Harbin, ils partagent le fleuve Songhua avec la Russie ! » précise M. Marécalle. Dans cette ville chinoise jumelée avec Arras, on traite « autant d'ordures en huit jours que la CUA en toute une année ! ». Il faut dire qu'il y a, dans cette ville connue pour son festival de la glace, près de neuf millions d'habitants. Pour imaginer ce qui pourrait intéresser les Chinois, outre nos expériences écologiques, on se rappellera qu'Harbin est la capitale de l'industrie automobile, de l'avion et des hélicoptères, de la pharmacopée traditionnelle chinoise... C'est peut-être ce dernier groupe d'activité que la Chine pourrait développer chez nous, au coeur de l'Europe de l'ouest. Les Chinois s'intéressent aussi à la façon de mettre en place des schémas de développement à notre échelle européenne.
Pour Dominique Marécalle, quoi qu'ils fassent, les Chinois s'implanteront certainement en Europe, y développeront des activités. Il importe donc d'être présent : « Autant être déjà fléché quand cela arrivera », analyse le directeur des services de la CUA.
Avec la Chine, il faut être patient. Et les rapports de plus en plus étroits entre la CUA et Harbin se poursuivront en juin, notamment en recevant le maire de la ville située au nord est de Pékin, puis en octobre où la communauté sera invitée en Chine pour le salon international des villes jumelées. •
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