

Élie Buscot, président du Medef Artois, porte un regard aiguisé sur la situation des entreprises de l'Artois. : La Voix du Nord PAR MARCO VERRIEST
mverriest@lavoixdunord.fr PHOTO SAMI BELLOUMI
Métallurgie, bâtiment, professions de l'automobile, chambre des huissiers, fédération des banques, hôtellerie-restauration... En Artois, le Medef recense sur son territoire quelque 790 entreprises qui emploient 47 000 personnes. Il faut ajouter 300 entreprises adhérentes directes (non rattachées à des branches professionnelles) pour 17 000 salariés employés. Un ensemble économique de poids, comme l'ont rappelé les membres et leur président Élie Buscot. La structure artésienne s'inscrit aussi dans le suivi des mandats (Urssaf, Assedic, CPAM...), dans les actions de clubs (sécurité, prévention, PME-PMI, relations écoles-entreprises, relations entreprises-université)... « Ces clubs existent depuis trois ans. Ça n'a pas été facile de les mettre en place mais, on ressent aujourd'hui une volonté réciproque de collaboration, un besoin réel des écoles de s'ouvrir aux entreprises et aux entreprises de collaborer avec le système éducatif. Plutôt que de se faire des procès d'intention réciproques, il valait mieux se mettre autour d'une table et identifier les missions pour contribuer au développement économique et social. Le dialogue est noué », constate Élie Buscot. Avec l'association ACTIPHE-SIME, la structure patronale oeuvre aussi à la réinsertion des handicapés dans le monde du travail.
Dans son analyse, le Medef Artois regrette toutefois que « La Région est celle qui a le plus faible PIB/habitant en France et qui investit le moins dans la recherche-développement (0,7 % de son PIB contre 2,3 % en moyenne nationale). Le développement économique doit être impulsé par les collectivités régionales et locales, mais il sera réalisé par des entreprises qui souhaitent que les élus mettent à leur disposition un cadre approprié. Dont l'un est la fiscalité et l'autre l'attractivité du territoire. Je me plais à emprunter les propos du président de la CCI d'Arras, Jean-Marc Devise, qui rappelait aux collectivités de son arrondissement que la majeure partie de leurs ressources provenait de taxes payées par les entreprises. Nous souhaiterions que lorqu'on apporte autant d'argent, on soit un peu plus consulté sur les orientations à prendre ». Et entendu...
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